Premier opéra en Suède - Drottingholm

Nous avons fini par y aller, à l'opéra. Et rien de moins que du Rameau (Pygmalion) sur instruments anciens dans le théâtre baroque du Château de Drottingholm, là même où le roi de Suède a sa chambre à coucher. Voici un site et un autre où se trouvent des photos, en attendant que nous y retournions avec un appareil: il est possible de se promener sur tout le domaine et de nombreux Suédois le font. Voici une photo du parc avec mon GSM, juste pour donner un avant-goût de la "grandiosité" du lieu.



Tickets (commandés depuis très longtemps) en poche, direction ce monument baroque, classé au patrimoine de l'Unesco. Rien que le parc du château vaut le détour. La demeure du roi se visite aussi mais nous passons pour cette fois-ci.

Nous arrivons dans le parking - bien plein - et sommes accueillis par d'accortes demoiselles vêtues "à l'ancienne". Premier choc visuel en entrant dans ce théâtre baroque, resté dans son jus (ou quasi) depuis sa construction un peu à l'écart du château. Mauvaises photos de gsm.



Le site du théâtre : https://dtm.se/aboutthebuilding

Du bois, rien que du bois, un peu sculpté, à peine peint, point de dorures ostentatoires (luthéranisme peut-être) et un rideau de scène sobrement peint d'une déesse grecque, Athéna je pense mais sans certitude car la pénombre du théâtre ne me permet pas de voir les détails de sa tenue.

Avant l'entracte,  le programme comporte un méli-mélo de musiques de l'époque sur lesquelles danse une mini-troupe d'origine et d'inspiration japonaise. Le retour au geste simple, élégant, allant à l'essentiel du mouvement se marie super bien avec les musiques de Rebel, Marais, Forqueray, et Lully. Le chorégraphe Saburo Teshigawara danse aussi, en compagnie de sa muse et assistante, Rihoko Sato.

C'est l'orchestre du théâtre qui joue, sur instruments anciens, et c'est Vittorio Ghielmi qui dirige et joue de la viole de gambe dans cette première partie dédié à cet instrument.

Entracte. En commandant les tickets on peut aussi commander toutes sortes de choses à déguster à l'entracte (pique-nique, sandwiche et autres) et nous avions opté chacun pour un verre de vin pétillant et un macaron. A la sortie de la salle, une hôtesse nous dirige vers un mange-debout où plusieurs plateaux ont été préparés, chacun avec le nom des spectateurs. Classe, non ?



Ensuite, retour au théâtre avec la pièce de résistance: Pygmalion. Il s'agit d'un opéra-ballet de Rameau, plus ballet qu'opéra d'ailleurs, et toujours avec Saburo Teshigawara et Rihoko Sato, accompagnés cette fois par Quentin Roger. Trois danseurs, quatre chanteurs, un chœur de 4 chanteurs, une économie de moyens dans un simple décor peint de colonnes tout autour de la scène, colonnes qui changent de forme et de décoration au cours de la représentation. Je sens mes voisins - un peu touristes - assez perplexes. Sans doute s'attendaient-ils à une mise en scène et des décors "comme dans le temps" et non à cette réinterprétation très contemporaine d'une oeuvre baroque.

Bref, une très belle fin d'après-midi dans un lieu d'exception et qui nous a enchanté tant visuellement que musicalement.

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